|
|
Eugène Djidjoho AGUEMON
Directeur Exécutif |
Accueil
L’ONG a été amenée à intervenir dans ce domaine en raison de la progression inquiétante de l’épidémie du sida au Bénin ces dernières années. Le taux de prévalence national a ainsi été multiplié par 10 entre 1990 et 2001, passant de 0,3% à 4,1%. L’expansion galopante de l’épidémie s’explique en partie par le fait que le Bénin se situe dans une région fortement touchée par le sida (le risque est particulièrement élevé à proximité du Nigeria).
Le manque d’information sur la maladie et le rejet par leur entourage des personnes infectées par le sida conduisent aussi certaines personnes |
| Siège National Porto-Novo |
Aider les PVVIH à redevenir autonomes et à supporter le coût du traitement grâce à la création d’activités génératrices de revenus (voir le programme micro-finance);
Fournir les médicaments nécessaires pour le traitement des maladies opportunistes (voir le programme santé);
Apporter un soutien nutritionnel et des conseils d’hygiène;
Soutenir psychologiquement, notamment par le biais d’espaces de paroles et d’échanges communautaires;
Aider à préparer l’avenir de leurs enfants (une formation a été menée en septembre 2005 pour former les PVVIH sur la préparation de boîtes mémoires et de testaments, pour les conseiller sur la façon d’annoncer leur statut sérologique à leurs enfants afin de les aider à se prendre en charge);
Amener les PVVIH à réaliser des activités de sensibilisation sur le sida, de témoignage à visage découvert et de médiation entre les malades, les hôpitaux et l’ONG AS, dans le cadre de l’association «Ensemble Unis pour la Victoire».
Lorsque cela est nécessaire, les personnes séropositives sont référées au Centre Hospitalier Départemental de Ouémé (CHDO) ou à la clinique Louis Pasteur de Porto-Novo. Elles y reçoivent un traitement médical (minimalement adéquat pour les moyens financiers disponibles) par prophylaxie,
cotrimosazole (CTM) ou un traitement antirétroviral, selon les cas. Le financement de ces traitements est assuré essentiellement par l’État, l’Initiative Béninoise d’Accès aux antirétroviraux (IBAARV) et le Fonds Mondial.
Depuis 2002, l’ONG appuie aussi l’entourage des PVVIH. En effet, lorsque des malades souffrent ou meurent du sida, ils laissent parfois des familles démunies, des enfants sans acte de naissance et sans protection, des femmes tributaires de la tradition du lévirat, etc. Vis-à-vis cela, Action Sociale vient en appui à l’entourage des PVVIH, en particulier des veuves et des enfants. Avec l’aide de ses partenaires, l’ONG prend en charge de façon intégrée des orphelins et enfants vulnérables (OEV), au niveau alimentaire, sanitaire, scolaire et psychosocial. Sur les 1918 enfants ayant besoin d’appui recensés par l’ONG, 349 d’entre eux sont affectés par le sida, 48 sont eux-mêmes infectés et les autres sont orphelins ou très vulnérables. Les enfants sont soit placés dans des familles d’accueil (chez leurs grands parents ou oncle et tante), soit sous la responsabilité d’un frère ou sœur aîné. Sur les 1918 enfants ayant besoin d’appui recensés par l’ONG, |
|
349 d’entre eux sont affectés par le sida, 48 sont eux-mêmes infectés et les autres sont orphelins ou très vulnérables. Les enfants sont soit placés dans des familles d’accueil (chez leurs grands parents ou oncle et tante), soit sous la responsabilité d’un frère ou sœur aîné. Afin d’impliquer directement les communautés dans la lutte contre le sida, Action Sociale voit a appuyé 82 communautés villageoises à établir leur plan d’action communautaire de lutte contre le sida. Pour cela, Action Sociale utilise la Méthode Accélérée de Recherche Participative, qui consiste à impliquer la population dans la conception du projet jusqu’à son évaluation. Les communautés sont sélectionnées en fonction de leur vulnérabilité au sida. La population, représentée par le comité de gestion en charge de la lutte contre le sida (élu par la population et représentant les différentes couches sociales de celle-ci), établit elle-même le diagnostic de la situation ainsi que le plan d’action à mettre en œuvre. L’ONG apporte alors un appui technique pour synthétiser le diagnostic et rédiger le plan d’action. Le comité de gestion met alors en œuvre le plan d’action et Action Sociale en assure le suivi. À la fin de l’année, la population auto-évalue les résultats du projet et en fonction des résultats, un nouveau financement est accordé.Action Sociale facilite aussi la collaboration entre les tradi-thérapeutes, les hôpitaux et l’ONG. Ainsi, en 2003, Action Sociale a mené |
un atelier de cinq jours visant à encourager les tradi-thérapeutes à référencer les personnes susceptibles d’être infectées par le VIH vers les hôpitaux et l’ONG. Pour cela, les tradi-thérapeutes ont été informé sur les manifestations du VIH/SIDA, les maladies opportunistes et l’usage du préservatif notamment. La collaboration entre les tradi-thérapeutes, les hôpitaux et l’ONG est toujours encouragée et continue son cours
Projets
Malgré les bons résultats obtenus par l’ONG, grâce à son équipe et à l’appui pertinent et efficace des bailleurs impliqués, l’ampleur des besoins est telle que les besoins des PVVIH et des enfants affectés par le sida n’ont pas pu être tous satisfaitsEn ce qui concerne les activités de prévention, l’ONG élargit actuellement le champ des cibles visées par les sensibilisations (en incluant notamment les coiffeuses et couturières qui manient des objets tranchants pouvant être souillés et susceptibles de transmettre le VIH).
|
|
|