Contexte Depuis 2003, les principales activités menées dans ce programme concernent la scolarisation des orphelins et enfants vulnérables, l’appui aux jeunes déscolarisés, la formation en informatique et des interventions liées à la décentralisation. Jusqu’à aujourd’hui, il est possible d’affirmer que tous les objectifs du programme sont actifs, mais toutefois, il reste encore beaucoup de chemin à franchir avant de pouvoir permettre une éducation pour tous, une démocratie à la base et de favoriser une prise en charge des bénéficiaires par eux-mêmes. Au Bénin, l’accès à l’éducation pose encore problème aux plus démunis. L’accès à l’emploi est aussi difficile dans certains domaines. Du fait de la démographie galopante et de la crise économique généralisée, une grande partde la jeunesse est laissée pour compte et le taux de chômage est très élevé.
Monsieur Bertin AFFOGNON est le Coordonnateur de l’Unité de Gestion du Fonds Mondial au Ministère de la Santé. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, ce gestionnaire des fonds destinés à lutter contre les grandes affections qui minent nos pays, nous éclaire sur les principes du Fonds Mondial, ses bénéficiaires, les résultats obtenus depuis sa mise en œuvre au Bénin et les relations entre cette institutionet les organisations locales
Monsieur Bertin AFFOGNON Bonjour. Quels sont les axes prioritaires d’intervention du Fonds Mondial au Bénin ? M Bertin AFFOGNON: Le Fonds Mondial est un instrument financier mis en place depuis l’année 2002 par les Chefs d’Etats des pays les plus industrialisés du monde avec le soutien des Nations Unies.
Eugène Djidjoho AGUEMON Directeur Exécutif
Entretien réalisé par Martin TOSSOU
Le VIH-SIDA concerne des personnes aussi bien infectées qu’affectées notamment les enfants orphelins dusida.Monsieur AFFOGNON, quelle est la politique du Fond Mondial en matière de prise en charge de ces personnes vulnérables ? M. Bertin AFFOGNON : La prise en charge des OEV constitue un des volets du financement du Fonds Mondial dans la lutte contre le VIH / SIDA. Malgré cela le Fonds Mondial ne dispose pas d’une politique standard de prise en charge des OEV mais
plutôt reste attaché au respect d’un minimum de principes que je m’en vais vous exposer. Les financements sont exclusivement destinés aux OEV de la problématique VIH/ SIDA c’est-à-dire des enfants nés de parents séropositifs, des enfants ayant perdu l’un ou les deux parents pour cause de VIH/SIDA ou des enfants infectés.La transparence dans la gestion des ressources allouées aux enfants conformément au plan de travail approuvé par le Fonds Mondial. L’existence effective des enfants avec la possibilité pour le Fonds Mondial d’en vérifier l’évidence à tout moment soit par l’agent local du Fonds soit par un cabinet d’audit indépendant commis à cet effet. Je ne voudrais pas revenir ici sur le défi que constitue pour nous aujourd’hui la mise en oeuvre de cette activité au regard de la gestion peu reluisante antérieurement faite par le Bénin des ressources destinées aux OEV. Ce défi est triple.Il est programmatique, il est managérial au sens financier du terme, il est enfin éthique en relation au nécessaire climat de confiance que nous devons rétablir avec le Fonds Mondial sur ce volet précis des activités financées. Voilà où nous en sommes et vous comprenez la rigueur que j’y mets à l’intérieur de la stratégie que nous avons adoptée pour poursuivre cet appui aux OEV.duround 5 et la composante tuberculose du round 6 que vous pouvez consultez sur le site du fonds Mondia (www.theglobalfund.org) (bertinoredolaaffognon@yahoo.fr)
Les résultats obtenus jusque-là sont-ils porteurs d’espoir ?M. Bertin AFFOGNON : Sans modestie aucune je réponds oui en m’appuyant juste sur là où nous étions il y a deux ans et là où nous sommes aujourd’hui. Vous n’avez peut être pas de visibilité sur ce que je dis mais référez- vous juste au partenariat que nous avons mis en place sur le volet OEV et les performances de la subvention de la composante VIH SIDA
S’il y a des améliorations à apporter aux actions du Fond Mondial par rapport aux OEV, sur quel (s) point (s) faudra- t-il mettre l’accent ?
M. Bertin AFFOGNON : Il faut avouer que par rapport à la composante OEV, le Bénin est dans un processus qui de toute évidence est porteur d’espoir. Mais comme toute oeuvre humaine ce processus est perfectible sur bien des aspects. De mon point de vue la méthode de recensement des OEV doit évoluer au point où l’unité de référence et de convergence soit absolument la commune avec une base de données unique sur la OEV et un cadre unique de concertation des acteurs. Le deuxième aspect c’est la certitude de l’appartenance de ces enfants à la problématique VIH/ SIDA à partir des éléments de preuve sur lesquels l’unanimité n’est pas encore véritablement faite. Enfin le paquet de services planifié sur les ressources du Fonds Mondial reste de loin en harmonie avec la norme nationale définie dans le paquet minimum de services validé par les acteurs nationaux.
Il est créé pour soutenir et accélérer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en se focalisant sur trois affections qui sont le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose. Au Bénin comme à l’instar d’autres pays, trois axes prioritaires sont pris en compte dans le financement de la lutte contre ces trois affections à savoir la prévention ; la prise en charge des patients et le renforcement des capacités du système sanitaire en prenant en compte les secteurs public et privé.