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Contexte
     Depuis 2003, les principales activités menées dans ce programme concernent la scolarisation des orphelins et enfants vulnérables, l’appui aux jeunes déscolarisés, la formation en informatique et des interventions liées à la décentralisation. Jusqu’à aujourd’hui, il est possible d’affirmer que tous les objectifs du programme sont actifs, mais toutefois, il reste encore beaucoup de chemin à franchir avant de pouvoir permettre une éducation pour tous, une démocratie à la base et de  favoriser une prise en charge des bénéficiaires par eux-mêmes.
     Au Bénin, l’accès à l’éducation pose encore problème aux plus démunis.
L’accès à l’emploi est aussi difficile dans certains domaines. Du fait de la démographie galopante et de la crise économique généralisée, une grande partde la jeunesse est laissée pour compte et le taux de chômage est très élevé.

Olivier ADJAI est un spécialiste des questions de l’enfance et de l’adolescence. Il est d’ailleurs le Directeur de l’Enfant et de l’Adolescence au Ministère de la Famille et de l’Enfant. C’est à cœur joie qu’il se prononce dans cette interview sur les questions relatives à la protection des enfants au Bénin.      vvvvv     

 

Eugène Djidjoho AGUEMON
Directeur Exécutif

Eugène ALLOSSOUKPO et Martin TOSSOU

Quelles sont les actions que votre direction mène en faveur des enfants et adolescents ?
       Cette direction a pour mission la mise en application de la politique du gouvernement en matière de protection de l’enfant et de l’adolescent. C’est dans ce cadre que le Bénin a procédé à une harmonisation des textes et lois sur le plan national. C’est donc la Direction de l’Enfant et de l’Adolescent qui est chargée de cette harmonisation et nous avons désormais un document de politique générale en matière de protection de l’enfant. Par rapport à l’harmonisation des textes et lois, la loi contre la traite des enfants a été votée depuis 2006 et les décrets d’application ont été déjà pris. Nous avons ensuite le code de l’enfant. Et nous avons essayé aussi d’élaborer un plan quinquennal à partir du document de politique stratégique. Ce qui nous permet d’exécuter un certain nombre d’actions et programmes les cinq années à venir.

Monsieur Adjai, quels sont les obstacles auxquels vous êtes confronté dans votre mission ?
      Il faut vulgariser les textes et lois existants. Comme je le dis très souvent, l’enfant c’est l’avenir d’un pays mais quand nous ne les protégeons pas ils ne seront pas en mesure de nous remplacer. Tout un chacun de nous est invité à prêter mains fortes aux acteurs du domaine et il revient également au gouvernement d’y déployer un peu plus d’efforts.

Nous savons que les besoins de l’ONG sont très grands mais notre direction en tant que structure de l’Etat n’a pas les fonds à mettre à la disposition des ONG. Nous sommes même en discussion avec d’autre partenaires pour qu’elle apporte son appui à l’ONG Action Sociale.

Quelles actions communes menez- vous avec l’ONG Action Sociale dans le cadre de la protection des enfants et adolescents ?

       Je sais depuis des années qu’Action Sociale est une ONG qui intervient dans la prise en charge des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV) en général. Mais ses actions ne se limitent plus aux enfants orphelins du Sida. Cette ONG assure aujourd’hui la protection de l’enfance en général et de la petite enfance en particulier.